Découvrez l’interview de
Amandine Grandin
Amandine Grandin est diététicienne-nutritionniste à Legé, et membre de l’association Du Pain Sur La Planche. Elle est engagée dans une démarche d’alimentation durable au collège Pierre de Coubertin : elle accompagne les élèves de 5ème dans l’élaboration de menus végétariens qui seront proposés à la cantine scolaire.
RML44 : Bonjour, merci de nous recevoir, pouvez-vous vous présenter ?
AG : Bonjour, je m’appelle Amandine Grandin, diététicienne-nutritionniste. Je fais partie de l’association « Du Pain Sur La Planche » qui est une association de prévention et promotion en santé, versant nutrition. Nous sommes à peu près 40 dans l’association et l’idée est de pouvoir sensibiliser tout public à une bonne alimentation : alimentation durable, alimentation saine, vivre le plus longtemps possible en bonne santé.
RML44 : Pouvez-vous nous expliquer votre présence au collège Pierre de Coubertin ?
AG : C’est Madame Pagie, la professeure d’histoire-géographie qui m’a contactée pour savoir si on pouvait créer quelque chose autour de l’alimentation durable, puisque dans son programme, elle traite de l’alimentation culturelle. Il a été aussi identifié par un diagnostic sur l’établisse-ment qu’il y avait pas mal de gâchis sur le menu végé-tarien. L’objectif est donc de faire du lien entre l’alimentation mondiale avec le côté histoire-géographie, la nutrition avec le côté diététique, et enfin la restauration collective.
RML44 : Quel est votre lien avec la restauration collective ?
AG : Le lien avec la restauration collective, c’est mon métier parce que être diététicien c’est avoir une expertise en nutrition, donc savoir quels sont les bons nutriments à avoir pour être en santé journalièrement. Il nous est demandé régulièrement d’avoir des points sur les menus de la restauration collective.
RML44: Dans quels aliments trouve-t-on le plus de protéines végétales ?
AG : Les protéines végétales se trouvent dans les fruits à coques, également dans les légumineuses qui sont assez intéressantes et puis un petit peu oubliées. On en trouve également dans les céréales, notamment les céréales complètes.
RML44 : Comment cuisiner ces protéines végétales ?
AG : Les cuisiner c’est très simple ! Par exemple les légumineuses, celles qui vont contenir le plus de protéines végétales, ont été oubliées parce qu’on les pense fastidieuses à préparer : en effet, on les retrouve souvent sèche, il faut les faire tremper pendant 12 heures et ensuite les cuire pendant 1 heure / 1 heure et demie… sauf les lentilles qui sont cuites en 15 ou 20 minutes comme les pâtes. On reste pour autant quand même dans l’idée de ce légume sec trop fastidieux à préparer. Maintenant il y a des conserves, si on ne veut pas s’embêter à faire le trempage puis la cuisson longue. Les conserves peuvent nous faciliter la vie en consommant des pro-téines végétales facilement.
RML44 : Quel est l’intérêt d’un menu végétarien dans les cantines scolaires ?
AG : C’est la diversification des protéines donc c’est très intéressant ! Ce que disaient les élèves juste avant sur le premier atelier, c’est pouvoir découvrir de nouveaux goûts, de nouvelles saveurs, découvrir qu’ on peut man-ger des protéines végétales sans être en carence.
RML44 : Quels sont les principaux préjugés sur les plats végétariens et que pouvez-vous dire par rapport à ceux-ci ?
AG : Alors les principaux préjugés, souvent c’est qu’on ne mange pas assez, trop de légumes, qu’on va avoir des carences, etc. Aujourd’hui, c’est justement l’idée de ce projet, c’est de montrer aux jeunes pourquoi on est venus à penser un menu végé-tarien. Comprendre l’impact environnemental et com-prendre nos besoins pour être en santé journaliè-rement : on s’y retrouve en mangeant végétarien parce qu’il y a des protéines qui peuvent se substituer.
RML44 : En tant que diététicienne, quels conseils donneriez-vous à un chef de cuisine qui débute dans l’élaboration de plats végétariens ?
AG : Alors les conseils que je peux donner s’ils sont perdus et qu’ils viennent me voir, c’est de se dire la même chose qu’avec les élèves : c’est qu’en fait c’est simple. On se fait tout un monde du menu végétarien mais les protéines elles existent ailleurs que dans la viande et le poisson, parce que ce qu’on élimine sur un repas végétarien c’est juste ça : viande et poisson. Le but c’est de montrer qu’avec des recettes qu’on a l’habitude de faire, si on enlève la viande, on peut rajouter des lentilles, des œufs en entrée ou en dessert… L’idée qu’il faut retenir est que ce n’est pas compliqué et qu’on ne va manquer de rien.
Plus on va expliquer, plus on va donner des astuces, et plus ça sera facile. 
RML44 : Avez-vous un dernier mot ?
AG : Moi je vis prévention ! L’idée est de faire germer dans chaque cerveau des petites astuces, que chacun prenne ce qu’il est venu prendre aux ateliers qu’on mène au sein de l’association pour mieux vivre son alimentation. Être acteur de son alimentation et mieux comprendre de quoi on a besoin, comment on fonctionne pour ne pas rester dans l’inconnu : parce que ce qui fait peur c’est souvent l’inconnu. Plus on va expliquer, plus on va donner des astuces, et plus ça sera facile et plus on ira vers, et je pense que c’est ça mon ambition en prévention.
Merci à Amandine Grandin
https://www.dupainsurlaplanche.org/
Retrouvez l’interview en format vidéo :
Repas végétariens par les élèves au collège Pierre de Coubertin – Amandine Grandin
Interview réalisée le 30/01/2025


